I ♥ Sarah Ung - PHOTOGRAPHIES.

Photographies.

20-03-08

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Nos vies invisibles.

Frozen Second.

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Un faux air de faussaire ?

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Posté par sarahung à 22:19 - x Mes jours avec & sans. - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15-10-07

Pensée errante.

"Mais vous êtes bien loin de tout cela. Vous êtes dans le milieux des eaux. Le coeur battant, les tempes glacées, vous êtes dans l'unique et le simple. Il n'y a qu'elle au monde. Il n'y a de monde que par elle. Elle est dans vos façons de dire et de taire. Elle est dans votre manière d'aller sans ennui dans l'ennui - et toute occupation qui vous éloigne d'elle est ennuyeuse, profondément. Toutes beautés procèdent d'elle. Toutes clartés émanent d'elle. Vous ne voyez que par elle. Voir, pour vous, c'est toujours faire l'offrande du regard à une seule. Il n'y a pas d'amour sans cette violence-là, qui dissout le monde et n'en retient qu'un seul corps caressé par tous les noms, dans toutes les langues. Il n'y a pas d'amour sans cette croyance folle, sans cette erreur vraie.[...]
Le temps passe. La durée amoureuse n'est pas une durée. Le temps passé dans l'amour n'est pas du temps, mais de la lumière, un roseau de lumière, un duvet de silence, une neige de chair douce.
Un jour la jalousie vient. Le tableau du maître à changé. Les couleurs ont fraîchi. L'essentiel est passé au second plan dans un coin d'ombre. On voit sans voir encore. Avec la jalousie revient le temps, l'éternité mauvaise. Vous ne choisissez pas la jalousie, pas plus que vous n'avez choisi l'amour. Vous entrez dans ces terres étrangères de vous-même, dans ces zones frontalières où plus rien n'est voulu, ni pensé. Vous êtes seul mais vous n'êtes pas seul dans votre solitude. Vous êtes en proie à la pensée errante. C'est une pensée qui ne sait pas ce qu'elle pense, qui ne désire surtout pas atteindre ce qu'elle pense, le porter au plein jour. On dirait une pensée qui fuit quelque chose et qui ,n'est occupée que de cela qu'elle fuit, qu'elle cherche. Qu'elle cherche en le fuyant. Par instants, le visage de l'amante apparaît au bout de vos songes, comme si cette masse de pensée venait s'éclairer en le touchant, en butant sur ce visage confus, surpris. Vous ne dites rien. Il n'y a rien à dire. Vous regardez ce visage. Vous regardez la confusion. Le mensonge sincère. De préférence elle regarde quelqu'un d'autre, même quand c'est vous qu'elle regarde. De préférence. La jalousie est un sentiment d'enfance. C'est une violence simple comme enlever quelques herbes d'un seul geste, et ce sont les racines qui viennent avec, et toute la part de la terre, et un grand bloc de ciel. La jalousie est une connaissance enfantine de la mort. C'est la petite enfance de la mort en vous, dans la terre noire du corps. Comment. Comment ne pas maudire l'amour tel qu'il est dans votre coeur, tel qu'il vous vient de l'enfance, des grands rêves orageux de l'enfance. L'amour est une épreuve. Cette épreuve est d'ordre spirituel. Ce qui est d'ordre spirituel est cause du plus grand désordre sur terre et ce désordre est bienheureux, bien plus heureux somme toute que du bonheur. Là où tout vous porte à fuir, vous demeurez. Là où tout vous porte à maudire, vous réfléchissez, la tête vidée de sang. La jalousie a affaire avec la sexualité mais on ignore ce que c'est, la sexualité. Ce n'est pas à un corps que l'on fait l'amour. C'est à un visage. Ce n'est pas à un visage que l'on fait l'amour. C'est à la lumière sur ce visage, à la faible lumièr d'un amour sans visage et sans corps.
La jalousie atteint le désir en son comble.
On ne peut dire que d'une seule, dans l'instant où elle vous quitte, dans cette fin indéfinie de l'amour qu'est la jalousie. Il n'y a de connaissance que de ce qui meurt. Il n'y a de lumière que dans le noir. Dans la jalousie vous accèdez à la plus grande connaissance de vous-même, à la connaissance déchirée de la déchirure, au savoir de l'amour comme une illusion merveilleuse, comme un échec nécessaire. Dans la jalousie, vous comprenez enfin qu'il n'y a rien à attendre sinon tout, sinon cette totalité en ruine, cette incapacité de la lumière à vous atteindre un jour pour toujours, cette impossibilité d'un jour définitif, d'un amour comme une seule fois. Vous mettez longtemps pour tuer cette jeune femme. Vous mettez des années pour l'effacer dans un nouveau visage. Vous savez qu'il n'y a pas d'autre fin. Vous pensez qu'il n'y a pas d'autre fin. Jusqu'au dernier jour vous le pensez. Jusqu'à la fin du monde, jusqu'au prochain amour. Dans cette attente, vous écrivez. Vous écrivez l'histoire de l'amour pur, l'histoire du deuil de l'amour pur. Il n'y a rien d'autre à écrire, n'est-ce pas. Il n'y a rien d'autre à chanter dans la vie que l'amour enfui dans la vie. Vous n'écrivez pas pour retenir. Bien sûr que non. Rien d'autre n'est exigé de vous: attendre. Attendre que s'écrive sous vos yeux la première phrase, celle qui fera tout revenir au changeant tout - les lieux, les temps et les visages.
Attendre."


Christian Bobin.











Ne plus rien croire. Mettre sur une ligne de mire, la tête, l'oeil et le coeur.
Observer. Contemplation des astres.
Dans un silence salutaire.

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26-08-07

Pourquoi quand tout va bien d'un côté, il faut que tout foire de l'autre ?

Deux petites photos numériques résumant l'échec d'un développement argentique :



Le danger est de croire qu'en toutes circonstances, la patience

paye des mines ... :)

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Posté par sarahung à 17:30 - x Mes jours avec & sans. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12-08-07

Décembre 2006 .


Kourou - Guyane.

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Vide.

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Nancy

Posté par sarahung à 12:21 - x Mes jours avec & sans. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09-08-07

Pour une rencontre.

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Le truculent Johnny Guitare (poète & comédien) - Montmartre.

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Si l'on devait retenir une chose, se serait de toujours tenir sa parole.
Toujours.
Vous errez seule à Montmartre, sous la pluie battante, sous les notes que joue l'accordéoniste près du café du coin,... Et vous cherchez à capturer des scènes de vies, des instants bien vivants. Et puis une rencontre s'improvise, elle qui était inesperée. Vous rencontrez un saltimbanque,poète, comédien, un homme vivant dans les rues du vieux Paris, seul avec ses espoirs et ses rêves. La discussion engagée s'oriente vers l'art, le goût des détails et de la simplicité. Un cocktail que vous dégustez donc. Du partage, dit-on communément.
A ce vieil inconnu, vous lui prommettez de trouver un moyen de lui envoyer une photo de lui,prise alors qu'il vous écrit un poème. Et vous repartez dans un silence salutaire avec cette fossette qui ne quitte plus votre visage.
Des bribes de conversation hantent encore votre esprit et vous flânez,de ruelles en ruelles, le coeur léger.
Quelques semaines plus tard, loin de Paname, vous recevez quelques mots. Juste un remerciement "rare sont ceux qui tiennent parole" avec un numéro de téléphone.
Juste de quoi vous remémorer de bons moments et vous dire qu'il existe encore des personnes, des vraies, sortant tout droit d'un livre de Bobin.
Et que parfois, aussi stupide que cela puisse paraître, vous avez besoin de tellement peu pour être comblée et de transformer les choses les plus anodines en une  "poignée de lumière".

Posté par sarahung à 15:05 - x Mes jours avec & sans. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22-01-07

L'enfer c'est les autres. -Sartre.

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Posté par sarahung à 09:12 - x Mes jours avec & sans. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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